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RÉSUMÉ
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J. Eisenberg rencontre C. Vigée pour le premier épisode à lui dédié. Homme au destin symbolique de l’histoire juive, Claude Vigée vit à présent à Jérusalem, mais il a passé sa jeunesse en Alsace et plus exactement à Bischwiller. Il nous raconte comment c’était ce petit monde judéo-alsacien dans un village industriel, mais où la train de vie était encore celui rurale du siècle précédent. De la langue à une certaine ignorance des pratiques religieuses, tout a changé maintenant, même si le souvenir, pense le poète, possède une vie que on ne peut pas abolir et que continue à vivre en nous. Vigée lit aussi quelqu’un de ses poèmes et nous révèle le secret de son nom, qui n’est autre que la transposition de vis-je, inspiré à l’expression hébraïque Hai ani, que le poète rétrouva dans les livres des Prophètes au moment où les lois raciales du gouvernement de Vichy mettait en danger sa vie. Claude Vigée croit que l’espoir d’un futur meilleur est une caractèristique du peuple juif.
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